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Chapitre 5: Ron le séduisant

Hermione grimpa quatre à quatre les escaliers menant à son dortoir. Elle ne voulait pas que Ron voie les larmes qui menaçaient de déborder de ses yeux. La même phrase la hantait et, elle le savait, allait la poursuivre toute la journée : « Je t'ai toujours considéré comme mon amie et rien d'autre. ». C'était assez explicite pour arrêter enfin de se torturer l'esprit avec des questions sans réponses. Comment avait-elle pu croire que Ron était jaloux de Viktor ? Comment avait-t-elle pu imaginer que le rouquin avait eu envie d'être à la place du bulgare, et que c'était pour cette raison qu'il lui avait fait un pareil cirque ? Elle revoyait son regard furieux lors de leur dispute après le bal, un regard qu'elle avait cru rempli de jalousie... Ou quand il avait insisté pour savoir avec qui elle irait au bal... Quand il lui avait demandé d'y aller avec lui, même si il l'avait fait en dernier recours...

La seule chose à laquelle elle avait pensé juste après ce moment, c'était de savoir, bon sang, pourquoi elle n'avait pas refusé l'invitation de Viktor... Si elle avait patienté un tout petit peu plus, Ron l'aurait invité et la...

Mais au fond d'elle, elle savait qu'elle n'aurait pas accepté son invitation. Elle ne voulait pas y aller avec lui parce qu'il n'avait personne d'autre, mais parce qu'il le souhaitait vraiment –du moins, elle l'avait espéré. Viktor avait été le premier à la voir comme une fille, et cela l'avait tellement flattée, tellement rassuré qu'elle n'avait pu résister à accepter son invitation.

« Il faut que j'arrête avec ça, se dit-elle fermement. Non mais vraiment, je perds mon temps avec lui ! »

-Oh, Hermione, c'est toi ? Ferme la porte s'il te plaît, je n'aimerai pas qu'on me voie dans cette tenue.

Elle venait tout juste d'entrer dans son dortoir et Parvati, fraîchement sortie de la douche était en effet seulement vêtue d'une serviette qu'elle avait fermement nouée autour d'elle. Lavande finissait de se brosser le cheveux en se regardant d'un ½il critique dans la glace.

-Tu parles que tu n'aimerais pas qu'on te voie comme ça, dit cette dernière d'un ton narquois. Enfin, qu'une certaine personne ne te voie comme ça...

Parvati rougie et elle entreprit de donner une tape à son amie qui l'évita en plongeant sur son lit. Les deux jeunes filles partirent dans une fanfare de gloussement et Hermione eu du mal à ne pas soupirer d'exaspération. Ce qu'elles pouvaient être immatures, parfois !

Hermione se dirigea vers son lit ou elle avait posé ses habits qui étaient à présent recouverts des affaires de ses camarades de chambre : chemisiers, jupes, capes, trousses de toilettes, chaussures, chaussettes et –Hermione grimaça- 2 petites culottes y traînaient alors qu'elle avait quitter son lit propre et rangée à peine une demi-heure plus tôt.

-Vous pourriez faire attention de ne pas toujours m'envahir, grogna-t-elle.

Mais elles ne l'écoutaient pas, bien trop prises dans leur bataille d'oreillers pour se soucier d'elle. Hermione extirpa sa jupe, son chemisier et sa cravate, tous frappés du sceau de l'école et commença à s'habiller.

Quelques minutes plus tard, Lavande et Parvati avaient enfin terminer leur petit combat et Hermione était prête pour descendre manger.

-Vous devriez vous dépêcher, dit cette dernière avec mauvaise humeur.

-Du calme, Hermione, répondit Lavande. Je dois me recoiffer, maintenant, ajouta-t-elle avec un sourire à l'adresse de Parvati qui pouffa sans ménagement.

Hermione soupira et se dirigea vers la porte quand Parvati lui demanda :

-Tu ne t'habilles jamais autrement qu'avec l'uniforme de Poudlard ?

-Non, pourquoi ? répondit la petit brune en s'arrêtant net, prise au dépourvu. C'est le règlement, de toute façon !

-Ça, on le sait bien, dit Lavande. Mais tu pourrais, je ne sais pas, mettre un foulard, des boucles d'oreilles, t'attacher les cheveux... Des trucs comme ça, quoi.

-Pourquoi faire ? s'étonna Hermione.

-Voyons, dit Parvati d'un air entendu, pour changer un peu !

-Pourquoi faire ? répéta Hermione.

Lavande et Parvati se jetèrent un regard de compréhension, ce qui énerva quelque peu Hermione.

-Pour être jolie ! répondit Lavande. Tu t'habilles et te coiffes toujours de la même manière !

-Et alors ? fit Hermione de plus en plus agacée.

-Oh, laisse tomber, soupira Parvati.

-De toute façon, intervint Hermione, je ne suis pas jolie comme vous.

-Arrête, Hermione, dit Lavande en fronçant les sourcils. Si tu n'es pas jolie, c'est parce que tu ne prends pas soin de toi. Tu étais très bien, au bal de Noël.

« Encore ce foutu bal ! pensa Hermione avec amertume. Si j'en entends encore parler, je vais devenir folle ! ».

-On peut te prêter quelques trucs, si tu veux, continuait Lavande en la détaillant. Je suis sûre que mon foulard bleu avec la barrette assortie mettrait tes yeux en valeurs.

-Oui, et moi, à ta place, fit Parvati, je relèverais mes cheveux. Ton chignon du bal était pas mal mais une queue-de-cheval irait tout aussi bien, et c'est bien moins compliqué à faire.

-D'ailleurs, on a découvert dans un super magazine une formule géniale qui lisse les cheveux sans trop d'efforts.

-Si tu veux, on peux te la montrer, et...

-Ça suffit ! s'écria Hermione dont le mot « bal » avait fait sorti de ses gonds. Je n'ai pas besoin de vos accessoires de mode ! Ça ne m'intéresse pas !

-Comme tu veux, répondit Parvati, un peu vexée.

Puis elle ajouta d'une voie remplie de sous-entendus :

-Mais à ta place, je ferais des efforts, quand on sait qui tu fréquentes...

Hermione, qui avait ouvert la porte avec la ferme intention d'échapper au plan des deux filles, s'arrêta brusquement.

-Qu'est-ce que tu veux dire ? dit-elle en se retournant et en refermant la porte derrière elle.

-Hé bien, c'est évident, fit Parvati qui n'avait plus du tout l'air vexée. Tu es la meilleure amie des deux garçons les plus populaires de l'école !

-Comment, ça, les plus populaires de l'école ?

-Hé bien, pour dire que tu es l'esprit le plus brillant de l'école, je te trouve un peu lente ! dit Lavande avec un rire moqueur.

Parvati recommença à glousser et Hermione se dépêcha de l'interrompre : une nouvelle crise pouvait être fatale à sa légendaire ponctualité et elle voulait savoir de quoi parlait la jeune fille :

-Harry et Ron sont les garçons les plus populaires de l'école ?

-Bien sûr, affirma Lavande comme si c'était une évidence. Harry est populaire depuis sa naissance...

-Parce que ses parents se sont fait tuer pas Voldemort ! dit Hermione avec colère.

Parvati et Lavande, étant toutes les deux des membres de l'AD, ne sursautèrent pas en entendant le nom du Mage Noir : Harry les avaient habituées à prononcer son nom sans peur.

-Ce n'est pas pour cette raison, continua Lavande dont l'intervention d'Hermione n'avait nullement perturbé. Harry a combattu plusieurs fois Voldemort ces dernières années...

-A chaque année, en fait, la corrigea Parvati.

-Il a toujours été extrêmement courageux...

-Bon, la, je suis d'accord, intervint Hermione avec une certaine exaspération. Mais Ron ?

Parvati et Lavande avaient toujours trouvé que Ron était –comment disaient-elle, déjà ?- ah oui, ringard.

-Hé bien, dit Parvati, c'est vrai qu'il est maladroit, immature et un peu bête parfois...

-...il n'est pas non plus très courageux...

-...ni très délicat...

-...et puis, il de comprend rien au relation humaine...

-Stop ! s'écria Hermione, fâché de les entendre dire de telles choses sur son ami alors qu'elle ne connaissaient qu'une toute petite parcelle de sa personnalité. Vous allez me dire pourquoi vous le trouvez populaire ? Vous n'arrêtez pas de lui trouver des défauts !

Lavande et Parvati paraissaient beaucoup s'amuser de l'impatience d'Hermione, ce qui l'énerva encore plus qu'elle ne l'était déjà.

-Hé bien, reprit Parvati avec un ton rêveur, après le dernier match de Quidditch...

-... celui oui il a bien joué, enchaîna Lavande...

-... il a même très bien joué...

-... même plus que ça, il a été mer-veil-leux...

Hermione sentait à présent une franche fureur l'envahir. Comment pouvaient-elles s'extasier de la sorte, n'avaient-elles pas honte ? Elles qui l'avaient critiqué pendant des mois, elles se mettaient à... minauder sur lui ! Elles les avaient déjà entendu chanter des louanges à son sujet après le match, mais pas à ce point, pas avec cette espèce d'émerveillement dans les yeux... Non mais vraiment !

-Oui, j'ai compris ! fit Hermione avec le peu de sang-froid qui lui restait. Abrégez !

-Hé bien, reprit Parvati en soupirant, il faut dire que depuis ce jour-là, je le vois d'un ½il tout à fait différent. Tu te rends compte ? Toute l'école l'acclamait !

-Et l'équipe entière de Griffondor le portait en héro !

-En chantant « Weasley est notre roi », mais dans le bon sens du terme, cette fois-ci !

-Dans le bon sens du terme, oui, répéta Lavande.

-Alors, personnellement, je le trouve bien plus séduisant, à présent, conclut Parvati.

Cette dernière phrase créa un espèce de gouffre dans le c½ur d'Hermione et elle prit son courage à deux mains pour lui poser la question fatale :

-Tu... tu vas lui demander de sortir avec toi ? demanda-t-elle d'une voie hachée.

Lavande et Parvati se regardèrent et poussèrent un nouvelle série de gloussements intempestifs. Mais cela n'exaspéra pas Hermione. Pas cette fois. Elle ne les entendait même pas, à vrai dire. Plongée dans un espèce de brouillard qui ralentissait son esprit, elle n'était plus capable de ressentir autre chose qu'une appréhension grandissante. Sentant son c½ur battre plus fort que jamais, elle entendit alors la réponse de Parvati :

-Ça se pourrait, oui.

# Posté le vendredi 05 janvier 2007 16:22

Modifié le vendredi 05 janvier 2007 16:35

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un montage fait par ma soeur =)

# Posté le vendredi 05 janvier 2007 19:12

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Chapitre 6: Lettre, miroir et contradiction.


-Tu... tu vas lui demander de sortir avec toi ? demanda-t-elle d'une voie hachée.

Lavande et Parvati se regardèrent et poussèrent un nouvelle série de gloussements intempestifs. Mais cela n'exaspéra pas Hermione. Pas cette fois. Elle ne les entendait même pas, à vrai dire. Plongée dans un espèce de brouillard qui ralentissait son esprit, elle n'était plus capable de ressentir autre chose qu'une appréhension grandissante. Sentant son c½ur battre plus fort que jamais, elle entendit alors la réponse de Parvati :

-Ça se pourrait, oui.

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Parfois, Lavande et Parvati pouvaient être très immatures. Ils leur arrivaient de provoquer (sans méchanceté) Hermione pour voir jusqu'à quand elle garderait son calme. Juste pour la tester. Par exemple, lors de leur quatrième année, elles lui avaient dit d'un ton très sérieux qu'elles avaient vu Viktor embrasser une fille de Beauxbâtons. Hermione n'en avait pas cru un mot les cinq premières minutes, puis elle avait commencé à douter de son compagnon de bal : après tout, ils ne sortaient pas ensemble, il pouvait tout à fait embrasser une autre fille. Elle leur avait alors demander si elles étaient sérieuses : Parvati et Lavande avaient éclaté de rire sous le regard furieux et dégoûtée de la petite brune.

Souvent, Hermione se demandait si elle venait de la même planète que les jeunes filles de son âge. La grande majorité de celles-ci passaient la plus grande partie de leur temps à parler garçons, chanteurs à la mode (sorciers ou pas), habits et produits de beauté. Peu d'entre elles passaient leur temps libre à lire et aucune à se battre pour une cause telle que la libération des elfes de maison. Elle n'avait jamais tissé de réels liens d'amitié avec une personne féminine. Peut-être Ginny... mais Ginny était la s½ur de son meilleur ami.

Harry et Ron constituaient les être les plus chers à ses yeux. Elles les aimaient tout deux très différemment, quoique que l'un d'eux un peu trop parfois à son goût... Mais elle avait toujours pensé qu'ils resteraient toujours soudés, et que Ron ne remarquerait pas qu'il était attirant avant qu'Hermione ne se soit décidé à lui faire comprendre ses sentiments. Mais c'était sans compter ce foutu match de Quidditch. Bien sûr, elle avait entendu les Griffondor l'acclamer et vu l'équipe le porter, mais jamais elle n'aurait pensé que cela monterait sa quotte de popularité à ce point-là... Pourquoi n'avait-elle pas pensé à cela ? Peut-être parce qu'à la seule idée que d'autres filles pouvaient s'intéresser à lui la rendait inconsciemment verte de rage... Car c'était exactement ce qu'elle ressentait à ce moment-là en voyant Parvati lui sourire bêtement après son aveu : de la rage.

Hermione essayait de garder son calme et un visage le plus impassible possible.

"-Ah bon ? fit-elle d'un ton qu'elle espérait naturellement étonné."

Parvati ne remarqua pas son trouble, sans doute trop occupée à penser à Ron –Hermione serra ses poings dans ses poches-. Mais Lavande, qui avait copieusement gloussé après la dernière phrase de Parvati, haussa les sourcils et lui demanda :

"-Ça ne va pas, Hermione ? On dirait que tu n'as pas obtenu un Optimal à ton dernier examen..."

Hermione grogna. Ne pouvait-elle pas s'empêcher de la charrier deux minutes ?

"-Ça va très bien, répondit-elle en essayant de cacher son irritation. Je suis juste un peu surprise. Après tout, avant ce fameux match, vous ne trouviez pas Ron autant... séduisant."

"-Oh, oui, répondit Parvati en secouant la main pour dire « c'est sans importance ». Mais tu vois, Hermione, les gens changent..."

Hermione ne put s'empêcher de répliquer sèchement :

"-Je vois surtout que tu apprécies les gens pour leur popularité, et non pas pour leur personnalité !"

Parvati fronça immédiatement les sourcils.

"-Tu peux parler, lança-t-elle froidement. Tu es, comme par hasard, la meilleure amie du Survivant, et tu vas au bal avec le meilleur joueur de Quidditch du monde ! Ne viens pas me dire que c'est pour leur personnalité, -elle prit une pose théâtrale- pour leur âme profonde que tu t'intéresses à eux!"

Cette fois-ci, Hermione n'était pas seulement en colère, elle était hors d'elle. Comment osait-elle insinuer qu'elle se fichait des gens qu'elle considérait comme amis ?

"-Comment oses-tu... ? s'écria-t-elle. Je n'ai jamais vu Harry comme un héro, c'est mon ami, je l'apprécie parce qu'il est comme il est, et non pas pour ses exploits ! Et je n'ai jamais pensé à Viktor comme un champion international de Quidditch, il m'a demandé d'aller avec au bal avec lui gentiment, j'ai accepté, un point c'est tout ! Et Ron..."

"-Quoi Ron ? s'exclama Parvati dont les yeux lançaient des éclairs."

"-Tu ne t'intéresses à lui que parce que c'est un bon gardien de Quidditch, tu n'arrêtais pas de te moquer de lui avant ça !"

"-Comme si toi, tu ne t'étais jamais moqué de lui ! Tu as toujours dis qu'il était la personne la plus immature que tu n'avais jamais rencontré, qu'il avait la capacité émotionnelle d'une cuillère à café !"

"-C'est vrai, argumenta Lavande. On te l'a entendu lui dire pas plus tard que l'année passée dans la salle commune !"

"-C'est complètement différent ! cria presque Hermione. Ron a toujours été mon ami, même si nous avons quelques différents de temps en temps !"

"-Des différents ? s'écria Lavande en riant. Vous n'arrêtez pas de vous crier dessus à longueur de journée !"

"-Juste ! dit Parvati qui paraissait à présent plus amusée que fâchée. En vous observant bien, on pourrait presque croire que vous vous détestez !"

"-Eh bien tu observes très mal, répondit abruptement Hermione. Oui, nous nous disputons souvent, oui je le trouve parfois exaspérant, mais il nous arrive de nous entendre très bien! Nous sommes de véritables amis !"

"-Ah oui ? lança férocement Parvati avec un sourire moqueur. Pourtant, il me semble que tu es partie précipitamment lors du dernier match de Quidditch ou Ron jouait !"

"-C'est vrai, ajouta Lavande. Une véritable amie serait restée pour le voir, même si elle s'ennuyait à mourir."

Hermione se retint juste à temps pour leur répliquer que Hagrid les avaient pratiquement emmenés elle et Harry de force pour leur présenter son petit frère, mais celui-ci lui avait fait clairement comprendre qu'il ne souhaitait pas leur dévoiler l'existence de Graup.

"-Ce n'est pas du tout ça, dit-elle en essayant de garder son calme. J'y était obligé, j'aurais voulu rester, je..."

"-Tu sais quoi, Hermione ? la coupa Parvati d'un ton méprisant. Laisse tomber. Je me fiche de savoir que ça te dérange que je veuille sortir avec Ron."

"-Et d'ailleurs, pourquoi est-ce que ça te dérange au fait ? renchérit Lavande. Tu n'es tout de même pas jalouse ?"

Hermione se rendit compte que son c½ur faisait des aller-retour entre sa poitrine et son estomac.

"-Moi, jalouse ? fit-elle en priant pour que sa voie ne tremble pas. Vous délirez !"

"-Pourtant tu n'étais pas aussi énervée lorsque Cho s'intéressait à Harry !"

"-C'est parce que Cho ne voulait pas sortir avec lui juste parce qu'il était le Survivant, elle ! répliqua froidement Hermione."

"-Tu parles ! s'exclamèrent les deux jeunes filles en ch½ur."

"-Je... continua Hermione. Oh, et puis zut !"

Elle n'avait plus du tout envie de disserter sur le sujet. Elle prit alors fermement son sac, tourna les talons à et ouvrit brusquement la porte.
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Pendant tout ce temps-la...

Ron grimpa rapidement les escaliers de son dortoir. Quelques personnes descendaient à présent dans la salle commune et il pensa qu'il ferait bien de se dépêcher un peu s'il ne voulait pas rater le petit-déjeuner. Il ne savait pas exactement combien de temps il avait passé dans la salle commune avec Hermione, et il ne savait pas non plus si le temps avait passé vite ou très lentement. Ce qui était sûr, ce que ç'avait été... spécial. Il était soulagé de savoir qu'elle n'avait pas de sentiments pour Krum, mais en même temps, il avait l'impression qu'elle lui échappait totalement. Comme si quelque chose avait changé.

D'ailleurs, il avait été très étonné de voir qu'elle avait eu l'air déçu quand il lui avait dit qu'elle était sa meilleure amie. A bien y réfléchir, depuis quelques temps il ne la comprenait plus très bien. Leurs disputes avaient été tellement fréquente lors de l'année précédente qu'il se demandait quelque fois si tout était toujours comme avant.

Peut-être qu'elle aussi ressentait cela ? Etait-ce pour cette raison qu'elle avait eu l'air triste ? Il ne voulait pas qu'elle soit malheureuse à cause de lui. Il se promit alors d'avoir une discussion avec elle un peu plus clair et moins tendue que celle de ce matin.

Quand Ron ouvrit la porte de son dortoir, son estomac fit un tour sur lui-même et il s'estima heureux de ne pas avoir fait une crise cardiaque : en effet, Ginny était là, assise confortablement sur le lit de Harry et discutait avec lui. En tout cas, Ron espérait fortement qu'ils n'avaient fait que discuter pendant son absence. Car il trouvait qu'ils étaient bien proches pour une simple discussion entre amis. Harry était assis à quelque centimètres de Ginny et cette dernière avait une main posée sur son épaule, ce que le Survivant ne semblait pas trouver désagréable.

"-Qu'est-ce que tu fiches ici, Ginny ? dit Ron d'une voix forte pour bien se faire comprendre."

Ginny sursauta légèrement, se retourna vivement et le regarda d'un air courroucé en lui répondant :

"-Bonjour à toi aussi, Ron."

Ron grogna bruyamment pour lui exprimer son mécontentement et lui répondit abruptement :

"-C'est ça, bonjour. Qu'est-ce que vous faisiez, tout les deux ?"

Harry rougit quelque peu mais Ginny, qui commençait sérieusement à hériter du fort caractère de sa mère se redressa d'un air digne en le défiant du regard avant de lui répondre :

"-On ne faisait que discuter Quidditch, mais je ne vois pas trop en quoi ça te regarde..."

"-C'est vrai, vieux, ne t'énerves pas comme ça, renchérit Harry."

"-Vous discutiez Quidditch ? s'exclama Ron. Et tu avais besoin de mettre ta main sur son épaule pour parler Quidditch ?"

"-Ron ! s'écria Ginny."

Son teint était devenu cramoisi, ce qui était un signe Made in Weasley qu'elle était entrain de s'énerver. D'ailleurs, pensa-t-il, il devait avoir exactement la même couleur au visage à ce moment-la.

"-Ginny, tu n'as rien à faire dans ce dortoir !"

"-Hermione y vient souvent, à ce que je sache ! s'écria la petite rousse. Et ça ne te dérange pas !"

Ron entendit Harry toussoter bizarrement, comme s'il essayait de cacher un rire. Pourtant, il n'y avait absolument rien de drôle dans cette discussion.

"-Ne change pas de sujet, continua Ron d'un ton autoritaire en ignorant la remarque de sa s½ur. Retourne dans ta chambre, le petit-déjeuner va bientôt commencer de toute façon."

Ginny se leva fermement et se dirigea vers la porte. Son visage exprimait la fureur contenue, ce qui étonna Ron car elle était plutôt du genre à exclamer son mécontentement. Puis, brusquement, elle se retourna et lui lança sèchement :

"-Au fait, je n'ai pas répondu à ta première question : j'étais ici pour t'amener une lettre. Coq est arrivé ce matin."

En effet, il remarqua qu'elle tenait une lettre toute froissée accompagnée d'un petit paquet dans le même état.

"-Tu ne pouvais pas me le dire tout de suite ? dit Ron."

Ginny fronça les sourcils et ouvrit la bouche d'un air ahurit avant de s'exclamer :

"-Tu ne m'en as pas laissé le temps, je te signale !"

"-Oui, bon, dit Ron d'un ton impatient, donne-la moi, maintenant."

"-Je te la donnerai quand te me le demandera plus poliment, répondit Ginny en croisant ses bras sur sa poitrine."

"-Ginny ! s'exclama le rouquin."

Harry, qui n'avait pas dit grand-chose depuis le début de leur dispute, les interrompit en demandant :

"-Et elle vient de qui, cette lettre ? De votre mère ?"

Ginny cessa aussitôt de jouer au petit jeu de la confrontation avec son frère. Son visage s'assombrit d'un coup et elle répondit d'un ton las :

"-Non, de Percy."

"-De Percy ? dit Ron en étant sûr d'avoir mal compris."

"-Oui, de Percy ! s'exclama Ginny nerveusement. Tu n'es pas bouché, à ce que je sache ?"

"-Et qu'est-ce qu'il dit ? demanda Harry."

"-Je ne sais pas, dit Ginny d'un ton bien plus amical en se retournant vers lui. Elle est adressée à Ron, je ne l'ai pas ouverte."

"-Donne-la moi, s'il te plaît, demanda Ron."

Ginny lui tendit la lettre sans plus de résistance et Ron ouvrit nerveusement l'enveloppe. Il reconnut immédiatement l'écriture soignée de son frère avec qui il n'avait plus eu de contact depuis près d'un an. Avec une appréhension grandissante, il commença à lire.

Cher Ron,

Tu dois être surpris de recevoir des nouvelles de moi depuis tout ce temps. Il est vrai que nous n'avons plus eu de contacts depuis longtemps, mais je ne vais pas revenir sur certains faits inutilement.

Mère m'a appris que Ginny et toi ne viendriez pas ce week-end à la maison alors que je suis revenu parmi vous. Même si je comprends que tu puisses encore avoir un certain ressentiment envers moi, je dois te dire que je suis tout de même extrêmement chagriné de ton attitude. Il faut que tu saches, Ronald, que même les personnes les plus intelligentes peuvent se tromper dans certaines conditions, et il me semble que c'est ces conditions même qui me concernent. En effet, tu dois avouer qu'il était très difficile pour moi qui avais enfin obtenu un bon poste au ministère de faire demi-tour et de suivre les dires quelque peu saugrenus de ton ami Harry. Effectivement, même si ses paroles se sont révélées exactes, tu es assez intelligent pour comprendre les circonstances dans lesquelles je me trouvais. Qui aurait cru un mot de ce que « le Survivant » disait à cette époque ? Moi qui avais promis fidélité au Ministère, je ne pouvais m'aventurer sur ce chemin boiteux. Tout ça pour te dire que je reconnais m'être trompé et que je m'en excuse profondément.

Je voudrais aussi que tu saches –et j'espère que tu feras parvenir cette lettre à Ginny- que je souhaiterai vivement que l'on se retrouve tous autour de la même table comme la famille unie et soudée que nous étions jadis. Je peux tout à fait comprendre que vous souhaitiez participer à ce match de Quidditch, mais le sport est-il vraiment plus important que la famille ? Réfléchissez-y bien, et prenez la bonne décision : celle de venir au Terrier dès samedi matin afin d'enterrer nos anciennes querelles.

Ton frère,

Percy

"-Non mais pour qui il se prend, cet abruti ? s'exclama Ron."

Ginny lui pris la lettre des mains avec un reniflement dédaigneux :

"- « Les dires quelque peu saugrenus de ton ami Harry », relut-elle. Mais quel crétin ! « Même les personnes les plus intelligentes peuvent se tromper ». Fred et George avaient raison, il a tellement la grosse tête qu'il ne peut pas avouer qu'il a été le pire des imbécile pendant une année entière !"

Pendant que Ron et Ginny se déchaînaient en traitant Percy de toutes sortes de nom d'oiseaux, Harry examina à son tour la lettre et s'exclama :

"-Vous avez vu ? Il y a un PS."

"-Ah ouais ? s'étonna Ron. Vas-y, lis !"

« Tu trouveras dans le petit paquet un objet qui m'a été spécialement offert par M. le Ministre pour ma fidélité à son égare il y a quelques temps. C'est un Miroir du C½ur, un objet très rare qui permet à celui qui le porte de ressentir les émotions de la personne de ton choix. Il a servi à de nombreux Aurors et je suis sûr qu'il te sera très utile en ce temps de guerre. J'ai joint le manuel d'instructions si tu as besoin de plus d'informations. Prend bien garde de cet objet, je t'en fait cadeau, ainsi qu'à Ginny. En espérant que vus me pardonniez et que vous viendrez ce week-end.

P.W. »


"-Et maintenant, il essaie de nous acheter ! dit Ron."

Il pris le petit paquet tout froissé des mains de Ginny et le lança à travers la pièce sans même l'ouvrir.

"-Eh bien, il peut se le garder, son Miroir idiot !"

Harry et Ginny approuvèrent d'un signe de tête et tout trois desc
endirent enfin manger.

# Posté le vendredi 05 janvier 2007 19:24

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il est beau ce montage non?

# Posté le vendredi 05 janvier 2007 19:26

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Chapitre 7: Tension


-Et maintenant, il essaie de nous acheter ! dit Ron.

Il pris le petit paquet tout froissé des mains de Ginny et le lança à travers la pièce sans même l'ouvrir.

-Eh bien, il peut se le garder, son Miroir idiot !

Harry et Ginny approuvèrent d'un signe de tête et tout trois descendirent enfin manger.

Durant le chemin qui les conduisait à la Grande Salle, Ron, Harry et Ginny ne parlèrent plus de la lettre de Percy. Pour Ron, c'était une histoire à oublier complètement, et le Miroir que son frère lui avait envoyé à laisser traîner dans son dortoir. Il ne savait absolument pas dans quel recoin il l'avait jeter et cela lui convenait parfaitement.

Ron ne comprenait pas comment ils avait pu en arrivé la. Bien sûr, Percy avait toujours été le frère qu'il appréciait le moins. Il s'était toujours révélé « prétentieux et crâneur », comme Fred et George l'avait inscrit sur son badge de Préfet en Chef lors de leur quatrième année. Ron l'avait toujours vu ainsi, mais il s'était toujours imaginer que c'était une personne juste et droite, quelqu'un en qui l'on pouvait faire confiance. Et maintenant que toute cette histoire était arrivée, il n'arrivait pas à croire que Percy parlait de redevenir une famille unie, que c'était ce qu'il y avait de plus important à ses yeux. C'était lui et lui seul qui les avait trahit.

Ron avait toujours été fière de sa famille. Même si parfois le manque d'argent le frustrait, même si parfois Fred et George se montrait insupportables et sa mère un peu trop protectrice, jamais il ne les aurait quitté du jour au lendemain sans explications, juste pour une bonne situation professionnelle.

-Ron, si tu continue à rêvasser comme ça, tu vas finir par foncer dans une armure, dit Harry avec une certaine animosité dans le regard.

-Quoi ? fit Ron pris au dépourvu.

Il ne s'était même pas rendu compte qu'ils étaient arrivés devant la porte de la Grande Salle.

-Tu n'as pas dit un mot depuis tout à l'heure, fit Ginny.

Ron fronça les sourcils et enfonça ses poings dans ses poches :

-Je pensais à cette histoire de lettre.

Ginny haussa les épaules.

-Il ne faut plus y penser. De toute façon, on avait décidé de ne pas y aller, ce week-end, on ne va tout de même pas changer d'avis maintenant, n'est-ce pas ? ajouta-t-elle d'un ton soupçonneux.

-Bien sûr que non ! dit Ron avec empressement. S'il espère nous y voir, il se met le doigt dans l'½il !

-Et puis, ajouta allègrement Harry dans l'espoir de détendre l'atmosphère, je compte sur vous pour le match, je suis impatient de voir ce que va donner cette nouvelle équipe !

-Moi aussi.

Le silence s'installa entre eux alors qu'il prenait place à la table des Griffondors à côté de Dean et Seamus qui faisait déjà des pronostics sur le match de samedi.

-J'ai entendu dire que l'équipe de Serdaigle s'était entraîner trois fois par semaine depuis qu'on a repris les cours, dit Dean d'un ton surexcité.

Seamus, qui hésitait entre des ½ufs et du bacon demanda :

-Qui est-ce qui t'as dit ça ? Il ne me semble pas qu'ils étaient plus sur le terrain que d'habitude...

Dean haussa les épaule et se servit de café.

-Vous croyez qu'ils sont meilleurs que l'année passée ? demanda Ron qui sentit à nouveau son estomac se serrer à la pensé qu'il aurait à jouer devant toute l'école dans seulement trois jours.

-Sais pas, fit Dean. De toute façon, Cho Chang ne peut pas jouer plus mal que l'année passée.

Harry passa nerveusement la main dans ses cheveux à l'annonce du nom de la jeune asiatique avant de faire dévier le sujet :

-Au fait, Dean, il paraît que c'est toi qui commenteras les matchs, maintenant que Lee est partit.

Ron se tourna vers lui, surpris :

-Ah bon ?

-Ouais, McGonnagal me l'a confirmé hier soir, répondit le jeune métis fièrement.

-C'est bien que ça soit toi, dit Neville qui venait d'arriver. N'empêche, ça ne m'étonne pas, l'école choisit toujours des personnes de couleurs, enfin si c'est possible bien sûr.

-Ah oui, pourquoi ? demanda Ginny, surprise.

-C'est une tradition, une sorte de façon de montrer que l'école est contre toute forme de racisme possible, que ça soit une question de provenance sorcière ou de couleur de peau, expliqua-t-il. (1)

-Tu veux dire que McGonnagal m'a choisi juste pour cette raison et pas parce qu'elle pensait que je ferait un bon commentateur ? demanda Dean légèrement vexé.

-Bien sûr que non, répondit Neville, surpris.

-De toute façon, tu n'es pas la seule personne de couleur dans l'école, fit remarquer Seamus. McGo ne t'aurais pas choisi toi si elle ne te trouvait pas digne de cette mission.

Dean sembla se détendre puis conclu avec une légère appréhension dans la voie :

-En tout cas, j'espère que je serais à la hauteur...

« Tu n'es pas le seul, pensa Ron en mordant dans une brioche. »

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Hermione sortit le plus vite possible de son dortoir. Elle était encore furieuse de sa dispute avec Parvati et Lavande et elle ne voulait plus les entendre de la journée, surtout si c'était pour minauder sur Ron. Elle n'en revenait tout simplement pas. Et puis, ces deux pimbêches osaient dire qu'elle ne fréquentait que les gens qui avaient de la popularité, alors que c'était elles-mêmes qui trouvait Ron séduisant juste parce qu'il avait gagné ce stupide match de Quidditch !

Hermione soupira. Ron était bien plus que séduisant, il était... Ron, tout simplement. Il était parfois maladroit, il mangeait souvent comme un goinfre et ne comprenait certes pas grand-chose aux relations humaine (Hermione devait bien l'accorder à ses camarades de chambre et cela la fit grimacer), mais c'était Ron. Celui qui la faisait rire avec ses pitrerie, celui qui avait un courage hors du commun, celui qui savait rester calme et posé lorsque la situation l'exigeait, celui dont le visage devenait entièrement rouge lorsqu'il se fâchait ou qu'il était gêné... C'était son ami, et elle ne voulait pas que Parvati se serve de lui. Car si elle était réellement amoureuse de lui, Hermione n'aurait pas d'autre choix que de les laisser sortir ensemble. Après tout, elle souhait son bonheur et elle préférait largement qu'il soit heureux avec Parvati plutôt que malheureux avec elle. Mais sa « camarade » de chambre n'en avait que faire de lui, elle la voyait parfaitement le laisser tomber après avoir trouver quelqu'un dont la quotte de popularité serait plus haute que celle de Ron. Et elle ne la laisserait pas se servir de lui.

Car, Hermione le savait, Ron n'était pas une personne dénuée de sentiments, même si elle lui avait affirmé le contraire juste pour le charrier. Elle l'avait vu complètement effondré lorsque Ginny avait été prisonnière de Tom Jedusor et quand son père avait été hospitalisé à Sainte-Mangouste. Elle ne voulait pas que quiconque lui fasse du mal.

Quand elle arriva dans la Grande Salle, toute l'école était déjà entrain de manger et certaines personnes commençaient même à sortir de table. Elle repéra rapidement Ron, Harry et Ginny à la table de Griffondor et les rejoignit hâtivement.

Ron, comme à son habitude mangeait à toute vitesse des quantités impressionnantes de tartines, bacons et ½ufs tout en regardant d'un ½il soupçonneux sa s½ur qui parler avait animation à Harry –ce qui était moins habituel.

-Bonjour tout le monde, dit Hermione en s'asseyant à côté de Ginny.

- 'lut, dirent Harry et Ginny.

Ron grommela quelque chose en rougissant qu'Hermione ne comprit pas. Elle remarqua qu'il n'avait pas revêtu l'uniforme de Poudlard mais qu'il était toujours habillé de la même façon qu'au moment ou ils s'étaient vu ce matin : un pull rouge orné d'un énorme lion jaune et un jean. Elle s'apprêtait à le lui faire remarquer quand Colin Crivey s'approcha d'eux d'un pas allègre avec son éternel appareil photo.

-Bonjour tout le monde ! claironna-t-il.

-Salut, Colin répondu Harry, un peu méfiant.

Il n'avait pas oublié que le garçon le poursuivait partout pour le photographier, même s'il lui fichait relativement la paix ces derniers temps.

-Quoi de neuf ? demanda Ron.

-Hé bien, vous n'allez pas me croire, dit le jeune photographe d'un ton surexcité. J'ai été sélectionnée par le magazine « Vue d'ensemble » pour la final du concours de photo qu'ils organisent !

-« Vue d'ensemble »... répéta Ginny d'un air pensif. Il me semble déjà avoir entendu ce nom quelque part...

-Mais oui, se souvint Ron. Maman a un calendrier dans la cuisine qui vient de ce magazine. Tu sais, ces photos sorcières de paysages...

-C'est ça ! s'exclama Colin. Hé bien figurez-vous que si je gagne le concours, je pourrais moi aussi créer mon propre calendrier avec mes photos ! D'ailleurs, je vais vous en montrer quelques unes...

Il poussa quelques plats, assiettes ou gobelets pour faire de la place sur la table et déposa un énorme album dont il feuilleta les pages fébrilement.

-Voila, dit-il en leur présentant ses ½uvres. Qu'est-ce que vous en pensez ?

Les photos représentaient essentiellement des personnes de Poudlard : élèves, professeurs, personnage de tableau discutaient, riaient, s'énervaient, plaisantaient, se moquaient d'une autre personne... Hermione aperçut Dumbledor entrain de faire son discours de bienvenue de début d'année, une expression inhabituellement grave sur le visage –il avait du recommander à toute l'école qu'une fois de plus ils se devaient d'être prudents à cause du retour de Voldemort. Une autre représentait Nick Quasi-sans-tête entrain de faire la démonstration de son cou à moitié tranché à une bande de première année complètement ébahie. Une autre encore représentait même un groupe de Poufsouffle qui imitaient le professeur Rogue derrière son dos sans qu'il ne s'en rende compte, ce qui était plutôt comique.

-Qu'est-ce que vous en pensez ? demanda Colin.

-Eh bien, c'est... commença Ron, une expression admirative sur le visage.

Il semblait ne pas trouver ses mots.

-Géniale ! compléta Hermione.

-Oui, approuva Ginny. C'est très vivant, très expressif.

-Le thème du concours, c'est « La vie en communauté », alors j'ai essayé de capturer les meilleures expressions des gens de l'école, dit Colin. Je trouvais ça plutôt intéressant.

-En tout cas, c'est réussi, dit Harry. On a l'impression de savoir ce qu'ils ressentent. Félicitations !

-Merci, dit Colin en rougissant. Je suis assez fier de moi, j'y travaille depuis l'année passée déjà. Seulement, j'aimerai bien réussir à photographier un couple...

-Pourquoi ? demanda Ginny.

A présent, une vingtaine de personne s'était approché de la table pour admirer le travail de Colin. Certaines personnes se reconnaissaient même sur les photos, dont Lavande et Parvati qui venaient d'arriver. Leur photo les montraient sur un des canapé de la salle commune et représentait un de leur célèbre fou rire.

-Parce qu'en fait, j'aimerai que chaque mois du calendrier représente un sentiment, une expression sur le visage, expliqua Colin que tout le monde écoutait avidement. J'ai déjà la haine, le rire, la timidité, le soulagement, la moquerie et bien d'autre, mais pas l'amour. Et j'aimerai avoir ce sentiment, je trouve qu'il est important... non ?

-Tu as raison, approuva Parvati en lançant un coup d'½il à Ron, ce qui n'échappa pas à Hermione.

-Il me manque aussi la gêne, continuait Colin. C'est assez compliqué, car je dois être la au bon endroit et au bon moment, et la personne visée ne doit surtout pas s'apercevoir que je veux la photographier, sinon c'est fichu.

-Hé bien, dit Hermione en se levant qui avait constaté que l'heure des cours approchait, on espère tous que tu gagneras le concours. Bonne chance !

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Pendant le cours de Sortilèges, le professeur Flitwick avaient prévu quelques exercices pratiques, ce signifiait que la classe était plongée dans le brouhaha le plus total. Harry et Ron en profitèrent pour relater l'épisode de la lettre de Percy à Hermione.

-Hé bien, fit-elle abasourdie, je n'aurait pas cru qu'il irait jusqu'à t'offrir un cadeau de cette valeur pour se réconcilier avec toi... Un Miroir du C½ur !

Elle avait à présent une expression proche de l'émerveillement.

-Qu'est-ce qu'il a de si spécial, ce miroir ? demanda Ron, étonné qu'elle accorde autant d'importance à ce détail.

-Quoi, tu ne sais pas ? fit-elle, surprise. Pourtant, McGonnagal en a parlé dans un de ses cours, il me semble...

-Hermione, dit Ron d'un ton irrité, tu sais très bien que je n'entends pas toujours tout en cour, ce qui n'est évidemment pas ton cas !

Hermione ignora la remarque de Ron et se lança dans une grande théorie à propos de l'objet en question.

-Le Miroir du C½ur est un objet très ancien, je crois qu'il doit dater du XIVème siècle si je me souviens bien. Il est doté d'une grande force magique, plus encore que ce que contiennent les baguettes. A cette époque, le Veritaserum n'existait pas encore et les différents peuples sorciers étaient guerre les uns contre les autres. Quand des guerriers ramenaient des esclaves des autres tribus ennemies, le chef les obligeait à révéler les secrets de leur peuple afin de mieux pouvoir le combattre. Le problème, c'est qu'il n'était jamais sûr de connaître la véracité des dires de ces esclaves. Alors un jour, un sorcier-mage du nom de Razorback eu l'idée d'inventer ce Miroir du C½ur, avec lequel le chef pu vérifier les sentiments de son interlocuteur et ainsi savoir s'il mentait ou non.

-Je me demande comment Percy a pu se procurer ce truc, dit Ron d'un air pensif.

-Qu'est-ce qu'il t'as donné comme explications ? demanda Hermione.

-Que c'était un cadeau du Ministre de la Magie pour « sa fidélité à son égard ».

-Pourtant, un objet de cette valeur devrait être soigneusement conservé au Ministère, non ? demanda Harry.

-Je ne sais pas, dit Hermione. En tout cas, cet objet pourrait nous être très utile. Vous imaginez ? Pouvoir ressentir les émotions des gens...

Ron fronça les sourcils.

-Oui, mais il n'est pas question que je m'en serve, dit-il d'une voie hargneuse.

-Pourquoi ? demanda la petite brune.

-Enfin, Hermione, Percy nous a complètement ignoré pendant une année, et maintenant qu'il a besoin de nous il nous donne ce miroir pour mieux nous acheter !

-Pour vous acheter ? dit-elle en le regardant d'un air ébahit. Ron, il essai juste de se faire pardonner...

-Pourquoi est-ce que tu prends tout le temps sa défense ?

-Je ne prends pas sa défense ! Je pense simplement que tu pourrais faire un effort pour lui pardonner, ou au moins en parler avec lui ! s'écria-t-elle.

Le ton montait de plus en plus et quelques personnes avaient arrêter de s'entraîner et les écoutaient en se lançant des regards entendus : encore une dispute entre Ron et Hermione... Au fond de la salle, Parvati et Lavande chuchotaient entre elles, un sourire narquois aux lèvres.

Le teint de Ron avait viré au rouge brique et Hermione était elle aussi rose de colère.

-Tu es tellement naïve, criait Ron, tu crois que c'est parce qu'il veut se faire pardonner auprès de moi, mais il voudrait récupérer les faveurs des parents, c'est tout !

-Et toi tu es tellement têtu ! s'énervait Hermione, des larmes de colère dans les yeux. Tu refuses d'envisager ne serait-ce qu'une seconde que Percy veuille vraiment arranger toute cette histoire !

-De toute façon, c'est à moi qu'il l'a offert, ce miroir, alors j'ai le droit d'en faire ce que je veux !

-Parfait ! s'écria Hermione. Fais ce que tu veux, après tout je me demande bien pourquoi j'essaie de t'expliquer mon point de vue !

-Je me fiche de ton point de vue !

Complètement hors d'elle après cette remarque, Hermione ne remarqua pas que le professeur Flitwick essayait de les calmer en s'agitant autour d'eux. Elle n'entendait et ne comprenait plus rien. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'à ce moment-la elle détestait Ron, elle détestait sa façon de lui afficher son mépris et surtout, elle détestait l'idée qu'il puisse un jour sortir avec Parvati...

-Très bien, dit-elle en essayant difficilement de se contrôler, puisque tu te fiches de mon point de vue, alors je pense que tu ficheras sans problèmes de mon avis sur tes devoirs, ainsi que de toute autre forme de vie de ma part.

Ron blêmi aussitôt et ouvrit la bouche sans qu'aucun son n'en sorte. D'ailleurs, il n'y avait plus un bruit dans la salle de classe, tout le monde les regardaient et même Flitwick paraissait complètement dépassé par ce qui se passait.

A cet instant précis, la cloche sonna la fin des cours, ce qui sembla réveiller les élèves de leur torpeur qui commençaient à ranger leur affaires précipitamment. Hermione détacha son regard de Ron, ramassa ses livres et sa baguette et se dirigea vivement vers la sortie. Ron eu un mouvement pour la retenir mais elle l'ignora complètement, trop blessée et en colère par ce qu'il venait d'arriver.

Le prochain cours était la Métamorphose mais elle se dirigea presque automatiquement vers la bibliothèque. Elle avait besoin de se calmer, et rien d'autre que l'atmosphère feutrée de la vielle salle aux livres ne pouvait mieux lui rendre ce service.

Madame Pince la remarqua à peine, trop occupée à mettre de l'ordre dans ses archives. Hermione alla s'installer tout au fond, tout près de la limite de la Réserve ou peu de monde n'osait s'y aventurer par crainte de se faire tirer les oreilles par la bibliothécaire.

Hermione s'installa à même le sol, appuya sa tête contre une étagère poussiéreuse et respira profondément.

« Je suis entrain de devenir complètement folle, pensa-t-elle ».

Ses disputes avec Ron ne faisaient qu'empirer sans qu'elle ne sache quoi faire. Elle savait qu'elle n'aurait pas du s'énerver tout à l'heure, mais le fait d'avoir appris que Parvati voulait s'accaparer de Ron l'avait tellement irrité qu'elle n'avait pas pu s'empêcher d'extérioriser sa colère, et c'était tombé sur son lui...

Elle se sentait tellement bouleversée ces derniers temps avec la menace de la guerre que se nerfs étaient à fleur de peau. Mais plus que tout, elle se rendait bien compte que c'était ses sentiments pour Ron plus qu'autre chose qui la mettait dans un pareil état.

« Je suis une idiote, pensa-t-elle encore, je redoute qu'il soit amoureux d'une autre fille alors que je pourrais le perdre définitivement... ».

Sa gorge se serra à la pensée qu'elle puisse un jour assister à la mort de Ron ou de n'importe qui d'autre. « Ne pas y penser, surtout ne pas y penser. ».

Puis, bien obligée de devoir retourner en cours, elle se leva avec la ferme intention d'aller faire ses excuses à son professeur d'enchantements pour s'être pareillement donnée en spectacle. Toutefois, son estomac se serra à l'idée de revoir Ron ainsi que toute la classe entière...
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(1) Cette idée m'est venue comme ça et je sais que ça n'a sûrement aucun rapport avec le fait que Lee Jordan qui est une personne de couleur ait été choisi pour commenter le match, mais je suis à fond contre le racisme et j'avoue que c'était plus fort que moi.
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# Posté le vendredi 05 janvier 2007 19:32